Tenue sur le rebord de ma fenêtre, le vent courant sur mes jambes, laissant s'envahir mon corps de frissons, la tête baissée, une larme s'échappera discrètement le long de mon nez. Ces soirs où, tout semble aller mal sans que l'on y trouve moindre raison. Le son pourtant lointain du tonnerre réussit à traverser mes écouteurs et cette chanson qui tourne, en vain. Je relève la tête, observe les arbres danser au rythme du vent, aussi vivement que je suis immobile et inerte. La pénombre de ma chambre glace mon dos. Ces soirs où, l'on n'a plus le courage à rehausser un coin de bouche, sans comprendre pourquoi ni comment. Le c½ur qui se serre et me lance d'un coup, ayant peut-être trouvé une hypothèse à cet instant de faiblesse, espérant que celui-ci soit éphémère. Mais je ne sais pas, je ne sais plus, j'ignore. __ IL EST DEUX HEURES PASSÉES, CESSONS DE M'ATTARDER.